Eggar. Samantha Eggar. Actrice de théâtre shakespearienne anglaise -et non canadienne comme souvent dit et lu, pluri-primée dès ses débuts sur grand écran. C’était en 1965, à Cannes. Prix d’interprétation pour son rôle dans L’obsédé (The Collector), un film de William Wyler où elle tenait tête à Terence Stamp. Lequel fut aussi couronné du même prix.
À l’heure où le luxe a proprement scié la branche dorée sur laquelle il était assis, à l’heure où le prix de la moindre tuture a explosé, Toyota, leader mondial -devant VW, lance un pavé en or massif dans la mare. Son annonce, par Akio Toyoda, arrière-petit-fils du fondateur de Toyota, en octobre dernier lors du salon Japan Mobility Show de Tokyo, hisse encore plus haut les ambitions du constructeur nippon. En faisant de Century une nouvelle marque d’ultra-luxe visant direct Bentley et Rolls-Royce, Toyota secoue l’establishment automobile.
Le cinéma étant à la fois l’art technique du mouvement et une attraction visuelle moderne, il ne pouvait que s’intéresser à la vitesse, interjeté en cela par défaut par le fameux manifeste du Futurisme promulgué en 1909 par le poète italien Filippo Tommaso Marinetti, mais publié en France en une du Figaro. Sur trois colonnes, en onze points et quelques égarements, Marinetti, dans un français parfait et exalté, nonobstant un texte agressif, anti-féministe et belliqueux, imposait à la « splendeur du monde » une beauté nouvelle: celle de la vitesse. « Une auto de course avec son coffre orné de gros tuyaux tels des serpents à l’haleine explosive…une auto rugissante qui a l’air de courir sous la mitraille…plus belle que la Victoire de Samothrace« .
Italdesign. Pour les fous de design automobile, le nom est hissé aussi haut que ceux de Pininfarina, Bertone ou Ghia. Un nom qui se confond avec celui de son fondateur, Giorgetto Giugiaro, véritable génie du genre, talent précoce repéré, encore étudiant à l’âge de 17 ans, par Dante Giacosa, le grand manitou de Fiat.
En 1961, la Régie Renault est à la tête d’une gamme vieillissante. La Dauphine et son Ondine sont démodées, la Frégate a été envoyée aux orties et la 4CV réclame une remplaçante. Seule la Floride, joli coupé/cabriolet dessiné par Frua, glamourise un brin une offre quasi caduque. C’est dire si le R4, présentée successivement à Francfort et à Paris, fit respirer Billancourt.