LIGNÉE ROYALE

La reine des voitures, la voiture des rois. RR. L’un pour Charles Rolls, l’autre pour Henry Royce. Double R pour logo, rouge au début, puis noir suite aux décès des deux gaillards. Savoir-vivre, étiquette et bon ton. Rien d’étonnant à ce que le duo ait capté une clientèle royale. Mais pas en Angleterre ou Daimler avait la main sur les Windsor depuis le Royal Warrant accordé en 1902 par le roi Edward VII. Tenu pour être le plus ancien constructeur automobile anglais, Daimler honorera aussi les commandes du roi Alphonse XIII d’Espagne, du Kaiser Wilhelm II et du Sultan de Johor, mais perdra son royal privilège en 1950 au profit de Rolls-Royce, quand le prince Philip, marié à Elisabeth depuis deux ans, passera commande en 1949 d’une limousine Phantom IV qui lui sera livrée en 1950. Fondée en 1906 à Manchester, la plus prestigieuse des firmes automobiles anglaises avait pour ambition d’assembler « the best cars in the world ».

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ROBERT OPRON, LE DESIGNER CHEVRONNÉ

Il ressemblait à Arne Jacobsen, le célèbre architecte et designer danois qui vénérait la DS au point d’en posséder une maquette unique au 1/10ème, toujours sous ses yeux dans son bureau à Copenhague. Et aussi au Milanais Ettore Sottsass, autre génie du design. Moustache et nœud pap. Ou la panoplie quasi obligée du designer XXème siècle, habitué des bureaux de style mais plus souvent sortis du cadre qu’à leur tour. Robert Opron a posé ses crayons le 29 mars dernier, à l’âge de 89 ans. Peu de monde pour s’en émouvoir dans la presse généraliste. L’hystérie anti-voiture du moment roule mal avec les hommages à ceux qui les ont dessinées, ces voitures.

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OÙ SONT LES FEMMES? *

À la toute fin du XIXième siècle, penser les femmes penchées sur leurs travaux d’aiguille ou dévouées à leurs bonnes œuvres c’est se mettre la voilette dans l’œil. Autant que les hommes, les débuts de l’automobile ont concerné et galvanisé la gent féminine. Certes, on parle ici de ces dames de l’aristocratie et de la haute-bourgeoisie, que leur fortune rendait intrépides, mais qui avaient rapidement capté que leur émancipation pouvait passer par la conduite et le volant.

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UNE TYPE E TRÈS TYPÉE

Soixante ans. Donc née en 1961. On aurait pu aussi célébrer les 60 ans de la Peugeot 404, de la 4L, de la Ford Taunus 17M « baignoire, de la lourde Opel Kapitän, de la très baroque Ford Consul Classic 315, de la Bentley Continental S2, de l’Oldsmobile 88, de la Ferrari Superamerica 400/SA, de la Saab 750, de la Volvo P1800 ou encore de la Lincoln Continental MKII. On aurait pu aussi fêter les soixante bougies de starlettes oubliées du calibre de la très soviétique Zaporojetz ZAZ ou des très japonaises Toyopet Tiara et Publica. Par force du destin, fêter leur anniversaire à des voitures de marques disparues aurait sonné incongru. Ainsi de la Facel Facellia, de l’Italienne Osca 1600 GT Zagato, de l’Austro-germano-turinoise NSU-Fiat Weinsberg 500, des sehr ouest-allemandes Borgward Isabella TS cabrio et Goliath 1100 ou des so british Alexander-Turner et du roadster Fairthorpe Zeta. On aurait pu mais on n’a pas voulu. C’est sur la Jaguar Type que tombe cet honneur festif et derechef votif tant cette voiture est hissée au rang du culte absolu.

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CE VACCIN, QUEL SUJET!

Bécassine fut la première, apparue en 1905 dans la Semaine de Suzette. À sa suite, il y eut l’espiègle Lili, parue et apparue dès 1909 dans le magazine Fillette qui importera en France après la Seconde Guerre les aventures de l’Américaine Aggie. En 1952, le périodique belge Bonne Soirée publiait les aventures conjugales et familiales de la blonde Sylvie.

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