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my little voiture • MG, LA NOUVELLE VAGUE…ÉLECTRIQUE!

MG, LA NOUVELLE VAGUE…ÉLECTRIQUE!

À l’instar de la plupart des pionniers de l’automobile, William Richard Morris, né à Oxford en 1877, débuta en 1890 comme vendeur de bicyclettes puis de motos. Devenu garagiste et propriétaire du Morris Garage, unique concessionnaire auto d’Oxford, il passera des deux aux quatre roues en 1913 avec une première automobile, dite Bull Nose, en raison de la forme de son radiateur.

En quelques mois, ce sera l’auto la plus vendue en Angleterre, proposée avec deux moteurs : 1,5l./12cv pour la Cowley ; 1,8l./14cv pour la Oxford. Robustes, populaires, bon marché, les Bull Nose Morrises seront produites jusqu’en 1926.

Entre temps, Morris a confié les menées du Morris Garage à un certain Cecil Kimper, passionné de voitures sportives et de design. Dès 1923, Kimber a adapté sur des châssis Morris des carrosseries décapotées à deux places, baptisées MG. Lancée à grand renfort de publicité avec un logo qui jamais ne sera modifié au fil du temps, la nouvelle marque prendra très vite les siennes, différentiées des Morris par des finitions sophistiquées et promues « objets » à la mode auprès d’un public aisé et intrépide. Deux ans plus tard, la MG Car Company jettera les bases d’un futur sportif et touristique qui verra naître, entre autres modèles, la fameuse Midget. Lancée en 1929, la Midget hissera MG au pinacle des performances auto sportives de l’immédiat avant-guerre. Outre quelques modèles dits de record comme la fameuse EX 120, MG entrera dans la course -Le Mans, Mille Miglia, avec une série de modèles extrapolés de la Midget et aussi de la nouvelle Magnette mais pas seulement. Car Morris a engagé une série d’emplettes industrielles dont les firmes Wolseley et Riley. Et a glissé en 1935 la MG dans le giron du groupe Morris. Décédé en 1945 dans un accident ferroviaire, Kimber laissera une firme florissante qui poursuivra ses activités avec superbe. Si la première MG d’après-guerre, la TC, s’avère une remise-à-jour de la TB de 1939, la nouvelle berline Y, dévoilée en 1947 sera la première de toutes les MG à être exportée aux USA. Il faut dire que la voiture bénéficie d’une innovation technique absolue : la suspension avant à roues indépendantes, développée par un jeune Alec Issigonis, futur concepteur de la Mini. Au début des fifties, MG doit affronter une concurrence inédite avec l’apparition en 1953 d’une marque nouvelle, Austin-Healey, fourbie par le groupe BMC, qui n’est autre que le résultat de la fusion des groupes Morris/Nuffield et Austin. MG ripostera avec la A, lancée en 1955, et dont le style moderne périmera illico les « vieilles » MG TD, TF, etc… Succès fou : la MGA se vendra à plus de 100.000 exemplaires jusqu’en 1962 !. Autre succès sur le front des records avec, en 1957, la EX 181. Piloté par rien moins que Stirling Moss, le bolide passera les 400km/h fingers in the nose. Plus bourgeoisement, MG relancera en 1959 une nouvelle Magnette carrossée par Pinin Farina. Les sixties marqueront l’apogée de MG avec la nouvelle Midget MkII, cousine de la Austin-Healey Sprite, la nouvelle MGB, la petite berline MG 1100, jumelle des Morris et Austin 1100. Après la A et la B, la MGC sera en revanche un accident industriel pour MG Division of BMC, entité formée en 1967 pour bien montrer que la MG fait ce qu’elle veut au sein du groupe. Las, un an plus tard, la fusion de BMC avec le groupe Leyland viendra contrarier ce statut sans influer en rien sur le succès commercial des MG, vendues à gogo en Europe comme aux USA. Ainsi de la MGB avec plus de 520.000 exemplaires !

Empêtrées dans des restylings exigés par les normes de sécurité américaines, les très british MG baisseront pavillon en 1980. Deux ans plus tard, le fameux emblème sera collé sur une infâme Austin Metro et sur les encore plus ignobles Morris Maestro et Montego, bagnoles hideuses qui feront hurler les puristes, en rien consolés par le lancement en 1984 d’une MG 6R4, prétexte à un projet exposé au Salon de Francfort l’année suivante : la MG EX-E2. Passé sous contrôle de British Aerospace, MG tentera le jeu de la newstalgie en dévoilant en 1992 la MG RV8, réinterprétation de la mythique MGB avec moteur V8 de 3,9l. dérivé du Range Rover. Produite en série limitée à 2000 exemplaires, la RV8 sera essentiellement diffusée au Japon. Désormais géré par Rover bientôt en partie revendu à BMW, MG annoncera quelques nouveautés sous marque Rover-MG. L’attelage, redevenu anglais et indépendant, ébauchera le XXIème siècle avec une gamme allant des berlines et breaks ZR et ZS aux sportives MG TF. Nouveau tour de roues en 2007 : en faillite, MG, usine+marque, est racheté pour la bagatelle de 53 millions de £ par les Chinois de la Nanjing Auto Corp, basée à Shanghai et qui installe toute la production en Chine. La Nanjing sera absorbée quelques années plus tard par la SAIC (Shanghai Automotive Industry Corp.), autre groupe chinois auto qui remettra MG Motor au milieu de la place anglaise avec ouverture d’un bureau de design à Londres. Désormais dédiée à la production de SUV hybrides et électriques moyen de gamme à prix contenus, MG dispose aujourd’hui d’une gamme serrée comprenant la ZS EV, le break MG 5 et le Marvel R, un tout électrique au design séduisant. Loin, bien loin des roadsters deux places et des roues à rayons. À défaut de s’offrir une MG vintage pour renouer le fil d’une nostalgie so british, remettre sur le Teppaz le 45t. de Richard Anthony, fameux tube de l’ère yéyé.

Une p’tite MG trois compères

Assis dans la bagnole sous un réverbère

Une jambe ou deux par-dessus la portière
Trois mignonnes s´approchent fort bien balancées
Elles chantent une chanson d´E-he-lvis Presley

Nou-ve-lle vague, nou-ve-lle vague.
Avec à la clé, une belle gaffe visuelle, un boo-boo flagrant : sur la pochette du disque, ce n’est pas une MG qui est photographiée, mais une Austin-Healey rouge ! 

De gauche à droite

 MG Midget Sports Car. Dinky Toys GB. 1955-1959. No. 108.

Alors qu’il reproduit les les Morris Oxford depuis 1950, Dinky-Toys attendra le mitan des fifties pour enfin verser la MG Midget à son catalogue. Et qui plus est, la même année que sa néo-rivale, l’Austin-Healey 100. Soit en 1955. À cette date-là, la Midget possède un pedigree de prestige, quasi historique, autant établi sur route que sur circuit. Doublette obligée pour Dinky donc, avec, et une Midget Touring (no. 102) et une Midget Sports ( no.108), sans oublier une Midget prévue pour le marché américain (no.129). Jolie palette de couleurs à la clé, figurine de pilote au volant, la p’tite MG sera un best-seller au sein d’une écurie d’anglaises vrombissantes au 1/43 ( Austin-Healey 100, Triumph TR2, Aston-Martin DB3, Austin Atlantic). En face, peu de concurrence, sinon celle du Danois Tekno avec une Midget fort pimpante tandis que les Japonais usinaient des Midget en tôle lithographiée (Bandai) à grosse échelle. Si l’Américain Hubley moula une Midget trop sommaire pour être considérée, l’Indien Nicky Toys downsizera en qualité la Midget de Dinky pour une version curry très recherchée par les collectionneurs.

MG Gardener’s Record Car. Dinky Toys GB. 1946-1953. No. 23P

Quelques années après sa fondation, MG ébaucha une politique de construction d’autos des records qui connaîtra un premier apogée dans les années 1930. Parmi les plus connues, la MG EX 120, dotée d’une carrosserie aérodynamique et pilotée par le capitaine George Eyston, vainqueur d’une flopée de prix et trophées au volant de Bugatti, Panhard, Alfa-Romeo ; la Magnette K3 conduite par le charismatique champion italien Tazio Nuvolari et gagnante du Tourist Trophy de 1933. Toujours avec Eyston au volant, la MG EX 127, dite Magie Midget, entrera dans la légende. Interrompue en 1935 à l’aune du passage de MG sous la coupe de Morris, l’activité sportive de la marque reprendra trois ans plus tard avec la mise-au-point de la MG EX-35 pour A.T. Goldie Gardner. Militaire bardé d’honneurs et sorti invalide de la première guerre mondiale, Gardner court pour MG depuis 1930. Pilote de la EX 135, il fera tomber tous les records existants, notamment celui des 200km/h. Ses performances sont alors sans frontières : en mai 1939, il établira un nouveau record sur l’autoroute flambant neuve de la ville allemande de Dessau. Toujours au volant d’une MG EX 135, bolide streamline par essence, il remettra ça en pulvérisant ses propres records sur le lac salé de Bonneville aux USA. C’est cette voiture que Dinky-Toys reproduira en 1949, première MG d’après-guerre du fabricant. Savoir ici que la première Dinky jamais reproduite par Meccano-Hornby avant-guerre était une… MG !. Très exactement le modèle EX 127, produit en plomb en 1934. Nomenclaturée Racing Car (no. 23), proposée en six couleurs/décors flashy, cette miniature verra son moule modifié en 1936 pour satisfaire aux exigences d’une fabrication en zamac. Même à cette échelle, la MG alignera un record supplémentaire : celui de la petite voiture le plus longtemps reproduite, puisque commercialisée jusqu’en 1956. Vendue à l’unité en France sous le nom Auto de Course, elle sera numérotée 23 A. Logique que la MG suivante soit numérotée 23P ?. Voire, car la Gardner’s Record Car était une vraie nouveauté lors de sa mise en catalogue en 1946. De par sa spécificité, elle voisinait là avec la Thunderbolt, autre voiture des records anglaise, que Dinky associera à Eyston. Dinky méconnue, la MG Gardner’s, cote aujourd’hui bonbon si en bel état avec boîte carton d’origine. Autrement, cette MG a été reproduite des années plus tard par Western Models puis par le label Bizarre.

Quant à l’ultime record car MG, la EX 181, dévoilée en 1957, elle établira des records inédits aux mains de Stirling Moss puis de Phil Hill en pulvérisant les 400km/h. Hélas, aucun jouet n’en fixera les performances.

MGA  Sports Car. Corgi Toys. 1957-1965. No. 302

Agacés par le lancement et le succès de l’Austin-Healey qui venait effrontément rouler sur leurs plates-bandes, qui plus est aux États-Unis, les magiciens de MG s’appliquèrent à révolutionner le style de la marque en redessinant totalement la carrosserie sans trahir la sportivité reconnue des MG TD et TF. Avec la nouvelle A, MG s’engage dès lors sur une autre voie, ici aussi pavée de succès. Lancée en 1955, la MGA se vendra à plus de 100.000 exemplaires jusqu’en 1962, date de son remplacement par la MGB.

À l’échelle du 1/43ème, ce sera Corgi Toys, alors nouvel acteur de la miniature car anglaise, qui raflera la mise avec une MGA dévoilée en 1957 et dont l’allure se raffinera, arborant notamment une peinture plaquée or, calandre rouge et roues à rayons (Trophy Edition). Best-seller assuré pour Corgi qui croise le fer en perfide Albion avec son rival Spot-On lequel diffuse une splendide MGA aux couleurs chatoyantes. Face à eux, Tekno a choisi la MGA 1600 MkII de 1961 avec toit fermé pour se démarquer, preuve que tout n’est pas pourri au royaume du Danemark. Quant à la MGA de Micro Models, fabricant australo-néo-zélandais, bien que sympathiquement ratée, elle s’avère assez rare pour galvaniser les collectionneurs.  

Ailleurs, rien de notable avec des trucs de bazar en plastique soufflé ou en ferraille mal dégrossie. Même à Hong-Kong, eldorado de la toy-car anglaise en copycat, la MGA se prendra un vent.

MGB roadster. Dinky Toys GB. 1962 No. 113

Succédant à la MGA, la MGB, produite de 1962 jusqu’en 1980 en différentes versions, sera la sports car la plus vendue de tous les temps, jusqu’à ce que la Mazda Miata MX-5 ne la déloge du palmarès. Un chiffre ?: 523.000 exemplaires produits ( roadsters et coupés) !. Au cabriolet viendra en effet s’ajouter en 1965 le coupé GT, profilé fastback par Pininfarina, ce qui déclencha un flot de critiques et controverses. Anyway, la MGB GT qualifiée de voiture sport-à-tout-faire par la rubrique Starter du Journal de Spirou, cassera la baraque. Il faut dire que cet embourgeoisement correspondait à une montée en gamme notable imbriquée à celle du pouvoir d’achat et des exigences de confort qui, désormais, oblitèrent le concept-même de joujou-chic rustique symbolisé par la nouvelle MG Midget, jumelle de l’Austin-Healey Sprite. En 1967, le coupé C GT sera mal reçu et sortira de la gamme deux ans plus tard. Il y aura ensuite l’enflure stylistique des pare-chocs exigés par les normes de sécurité américaines…

Dinky-Toys ayant laissé passer la MGA, le fabricant s’est rattrapé avec la MGB dont la qualité et le soin de fabrication égalent alors ceux mis à la reproduction de la Triumph Spitfire et, en France, du cabriolet Peugeot 404. Présenté en coloris blanc cassé franchement fadasse, doté de portes ouvrantes, intérieur rouge, figurine au volant, la MGB est toute mignonne et son moule sera récupéré plus tard par Nicky Toys pour une version indienne plongée dans des couleurs pétantes. Très vite, Corgi occupera la place avec la MGB GT doublée d’une MGC GT. Dans le coffre, une valise en plastique. Sport et tourisme sur roues Whizzwheels. Par la suite, Corgi reviendra en toute laideur avec une MG Maestro 1600 au 1/36 avec phares et feux arrière lumineux. Dinky se détournera de MG une fois la MGA liquidée du catalogue, abandonnant à Spot-On la reproduction des MG 1100 et Midget MkII. En France, il n’y aura que Norev pour inscrire une MG à son actif, élément de la triplette Morris/Austin/MG 1100. Quant à Tekno, la MG 1100 (et la Morris Marina 1100) viendra compléter une gamme de MG déjà remarquablement reproduites.