
Au début était un village de montagne dont la fortune première se taillait dans le bois fourni en direct à l’arsenal de Venise pour sa flotte navale. Longtemps autrichienne, devenue italienne après la Grande Guerre, Cortina d’Ampezzo niche au cœur d’une vallée haut-perchée à 1224 mètres, ceinte du prodigieux cirque minéral des Dolomites dont les cimes culminent à des altitudes époustouflantes propices aux exploits en escalade.
Sa légende moderne, Cortina la devra justement aux pionniers de l’alpinisme. Inscrite sur la carte du fameux Grand Tour, ce seront, dès la fin du XIXème siècle, les premiers sports d’hiver qui la rendront célèbre. Surnommée la perle des Dolomites, sa consécration passera par les JO d’hiver de 1956, imprimée dans l’imaginaire collectif via les affiches symbolistes signées Fortunato Depero, Marcello Dudovitch ou Armando Testa. Ces JO de 56 furent aussi ceux du fameux écureuil rouge, emblème de la station. Parce qu’il monte et qu’il descend, cet écureuil avait été adopté en 1939 par un groupe de dix jeunes skieurs passionnés d’escalade et d’alpinisme, fondateurs du Club dei Scoiattoli (écureuils, en italien) dont la renommée les hissera jusqu’au sommet du K2. Tous endossaient un chandail avec un écureuil blanc brodé sur la manche gauche. Devenu la mascotte de Cortina, le scoiattolo est aujourd’hui perché sur le C majuscule de Cortina Dolomiti, logo officiel de la station, et il est la vedette des affiches et réclames touristiques, imprimé rouge sur les paquets de beurre Cortina, blasonné rouge/or en écusson-souvenir tels que vendus par le « grand magasin » local : la Cooperativa di Cortina.
Par-delà le sport, Cortina cultive farouchement son statut de station huppée. Ses hôtels auront vu passer toute la haute-société du XXème siècle. En tête, grandes familles vénitiennes possédant ici leurs villas -il n’y a pas de chalet à Cortina ! – têtes couronnées, champions, stars et fêtards. Une dolce vita floconnée de gossips dont la nostalgie reste un marqueur vivace. Penser Cortina frivole et se mettre le bâton de ski dans l’œil. Il existe en ville une librairie historique, Sovilla, foyer de tous les évènements culturels et littéraires liés à la montagne. Certains écrivains italiens de premier plan ont écrit des ouvrages entiers consacrés à Cortina. Ainsi de Goffredo Parise, fasciné par la montagne. Romancier, dramaturge, scénariste, collaborant notamment avec les cinéastes Ermanno Olmi, Mauro Bolognini, Marco Ferreri, Parise écrivit abondamment sur Cortina et ses mœurs. Célèbre en France pour Le désert des Tartares, Dino Buzzati qui avait l’escalade dans le sang, vécut lui à Cortina au début des années 1960. Autres témoins de ce passé littéraire cosmopolite ?: Henry David Thoreau, Saul Bellow, Vladimir Nabokov, Gabriele d’Annunzio, et Hemingway, bien sûr -mais où n’aura-t’il pas séjourné et bu celui-là ?. Les livres, donc, mais aussi le cinéma. Décor naturel grandiose, on y tourne des films depuis…1919 !. Pionnier du genre : Erich von Stroheim qui y dirigea La loi des montagnes. À sa suite, venu et revenu, le cinéaste-alpiniste Luis Trenker, gloire des cimes, avec La montagne du destin (1924) et Le prisonnier de la montagne (1955) au gré d’un générique étonnant : au scénario, Pier Paolo Pasolini et Giorgio Bassani, futur auteur du Jardin des Finzi-Contini ; à l’affiche, outre Trenker qui était aussi acteur, les actrices Marianne Hold (suisse) et Yvonne Sanson (franco-greco-turque) !. C’est aussi ici que Leni Riefenstahl s’en vint filmer en 1932 La lumière bleue, pellicule mythique s’il en fut. Les années cinquante du ciné-Cortina seront celles des vacances à la neige, des marivaudages en vison, des aventuriers gigolpinces. Flopée de films et de stars venues de Cinecittà. Dans leur sillage, une clientèle romaine aisée brûlant de paraître et cimentant l’image d’une destination chic, un brin tapageuse, toujours d’actualité. La Panthère Rose, premier de la série, ne montrera pas autre chose. Hissé au rang du culte suprême, le film de Blake Edwards (1963), premier opus des enquêtes de l’inspecteur Clouseau passait en effet par Cortina avec scènes filmées dans les deux palaces, le Cristallo et le Miramonti, au club Monkey et sur les pistes de Pocol. Entre un Cliffhanger accrocheur avec Sylvester Stallone et une scène de L’Ours de Jean-Jacques Annaud saisie au bord du lac de Misurina, Cortina fut aussi un set james-bondesque quand, en 1981, John Glen y tourna moults scènes neigeuses de Rien que pour vos yeux, avec Roger Moore, Carole Bouquet et la championne de patin à glace Lynn-Holly Johnson. Deux ans plus tard, Cortina voyait naître un ciné-phénomène typiquement italien : le cine-panettone. Comprendre le film de Noël populaire référé à la sus-dite brioche traditionnelle et encaissant des millions au box-office. La série débuta en 1983 avec Vacanze di Natale (Vacances de Noël), écrit et réalisé par les frères Carlo et Enrico Vanzina, cinéastes habitués de Cortina où le film fut tourné. À l’affiche : Jerry Calà, Christian De Sica (oui, le fils du grand Vittorio De Sica), Stefania Sandrelli…Ceux qui suivirent sortaient du même moule : une bande de Romains et de Milanais hâbleurs, parvenus, frimeurs, déboulant en famille avec maîtresses et amants dans les valises Vuitton ou Gucci au cœur d’une destination de rêve. Ici, Cortina, mais ensuite Rio, Miami, New-York, etc.. Nonobstant un retour à Cortina effectué en 2011 avec Vacanze di Natale a Cortina. On y retrouvait De Sica et aussi Sabrina Ferilli, vue dans La Grande Bellezza de Paolo Sorrentino, et les pubs Poltrone & Sofa. Ces films sont tous devenus cultes en Italie, exactement comme Les Bronzés en France. Des livres et docus en décortiquent les arcanes sans rien changer au bidule : casting de comiques de la télé berlusconienne, d’actrices sur le retour, de pépées siliconées, de mannequins recyclés et de beaux gosses virils. Tout le monde joue mal, c’est fait exprès.
Cette année, Cortina reprend ses esprits olympiques. Exception faite des JO d’été de Rome en 1960, L’Italie accueille pour la troisième fois les JO d’hiver : 1956 à Cortina, 2006 à Turin et 2026 à Milan-Cortina. Une session prolongée par les jeux paralympiques. La Perle des Dolomites fascine encore. Néanmoins, le fameux tremplin de saut à ski de 56, dûment restauré après des années de délabrement ne sera pas utilisé. C’est juste pour la photo. Partagés avec Milan, les jeux de Cortina sont réduits à trois disciplines : le ski alpin, le curling et le bobsleigh. Les autres sont disséminées entre Bormio, station lombarde où se sont déjà déroulés deux championnats mondiaux de ski alpin, Val di Fiemme, situé dans les Dolomites, et d’autres sites de montagne. Organisée à Milan, la cérémonie d’ouverture se tiendra au stade San Siro, fief de l’AC Milan et de l’Inter, les deux clubs de foot milanais. Stars annoncées : Laura Pausini, Andrea Bocelli et Mariah Carey encore décongelée de sa période de Noël. La cérémonie de clôture se tiendra à Vérone, et basta. Quant aux mascottes des JO, laides comme d’habitude, censées représenter des hermines, l’une a été nommée Milo et l’autre Tina. Milo pour Milano, Tina pour Cortina. ‘Se sont fait des nœuds aux neurones pour arriver à ça. À la regarder, fixes ou animées, on a l’impression qu’elles sont dopées au protoxyde d’azote. Ah ! oui, Tino est handicapé. Il est donc la mascotte des jeux paralympiques. Pas sûr que Tina survive au mythe de l’écureuil rouge… Ce 6 février, un autre vestige des JO de Cortina de 1956 sera mis à l’encan par la maison d’enchères milanaise Cambi : un rare exemplaire de la torche olympique dessinée par Ralph Lavers, artiste et sculpteur anglais très impliqué dans la création et l’imagerie des JO d’après-guerre.
Quant à donner un nom de montagne ou de station de sports d’hiver à une voiture, cela n’avait rien de nouveau. Ainsi du massif montagneux allemand Taunus, happé par Ford Werke dès 1939 pour remplacer ses modèles Eifel -une autre montagne allemande. Ainsi du Mont Olympia au Canada pour les Opel, dès 1935. Ainsi des Dolomites qui inspirèrent Triumph pour une série de sports cars et berlines sportives produites entre 1934 et 1940. L’appellation Dolomite fera un come-back en 1972/73 sous le nom de Triumph Dolomite Sprint 2000, extrapolée de la 1500 et dessinée par Giovanni Michelotti. Rivale avérée : la Ford Cortina MkIV GXK…
Lors de son lancement en 1963, le vrai nom de la Cortina était Ford Consul Cortina. Le nom de Consul était depuis 1951 une sorte de tronc commun chez Ford. Exemples avec les premières Zephyr et Zodiac (1951), la Classic 315 (1961) et la Corsair (1964) qui étaient des Consul. Avec les JO de 56 de Cortina encore dans les mémoires et jouant sur l’effet jet-set de Cortina d’Ampezzo, le public anglais oblitéra fissa Consul de l’identikit de la nouvelle familiale de chez Ford pour favoriser le seul blaze de Cortina. Cinq générations usinées de 1962 à 1982, plus de 2,8 millions d’exemplaires vendus, assemblée et vendue en Angleterre, aux Pays-Bas mais aussi en Australie et en Nouvelle-Zélande, cousine germaine de la Taunus allemande, la Cortina connut une égale popularité. Elle fut même vendue aux États-unis jusqu’au lancement de la Pinto, pitote Ford 100% US…
En 1982, alors que remplacée par la Ford Sierra, il restait des dizaines de milliers d’unités de la MkV à vendre. Onze-mille trouvèrent preneur en 1983. Idem les années suivantes. La Cortina avait du coffre. Les Ford d’après, non. Aussi pour satisfaire une clientèle furibarde, Ford GB s’obligea à produire une Sierra Sapphire et une Escort Orion ainsi dotées.
En 2011, deux ans avant que Ford ferme toute activité sur le sol anglais, le réalisateur Nigel Cole, connu pour avoir filmé Calendar Girls, tournait We Want Sex Equality, une comédie sociale également exploitée en salle sous le titre Made in Dagenham. Et pour cause : l’action se déroulait sur le site de Ford Dagenham lors de la grande grève de 1968 qui en paralysa la production. On y voyait Sally Hawkins, Miranda Richardson et Rosamund Pike, ouvrières-tapissières chez Ford et spécialisée dans la fabrication des sièges, se battre pour l’égalité de leurs salaires, très inférieurs à ceux des hommes. On y repérait sur les chaînes de montage, des Ford Corsair et des Ford Cortina…
De gauche à droite
FORD CORTINA MkI. 1964. NOREV. No. 84
En 1962, la nouvelle Ford Consul Cortina périmait par son style la très baroque Consul Classic 315, lancée l’année précédente. Dessinée par l’Américain Roy Brown Jr. Cette berline familiale et économique, initialement appelée Consul 225, ensuite baptisée Cortina, en référence à la station de sports d’hiver Cortina d’Ampezzo, où le réalisateur Blake Edwards est en train de tourner le premier film de la série des Panthère Rose avec Peter Sellers et Claudia Cardinale. Deux ou quatre portes, break, la Cortina MkI affiche une proue boudeuse, sinon dédaigneuse. La faute à sa calandre en râpe à fromage. En poupe, ses feux ronds sont évidemment très fordiens. En 1965, une nouvelle calandre lui rendra une physionomie plus aimable, tandis que son moteur boosté par Lotus en fera une bête de rallye (Coupe des Alpes, Rallye des Asturies, Rallye de l’ Acropole…) aux couleurs spécifiques : blanc et vert racing. Ce moteur Kent, surnommé Cross Flow » on le trouvera sous le capot de la Morgan 4/4 et plus tard, sous celui des Ford Escort, Capri et Fiesta…
À l’orée des années 1960, Norev fit une percée fort culottée sur le marché de la tuture en plastique en ouvrant sa production et son catalogue aux modèles étrangers. Une filière timidement exploitée dès 1957 avec la Jaguar Mk1 2,4l., embrayée l’année suivante avec l’Alfa Romeo Giulietta Sprint coupé, la Lancia Aurélia B20 coupé, la Porsche Carrera 1500 et la Maserati Sport 200 SI. Américaines, allemandes, italiennes, suédoises, hollandaise : l’offre Norev abondera dans une sorte d’Eurovision du 1/43ème. Les Anglaises étaient aussi de gala : Jaguar, Morris, MG, Austin jusqu’à Rolls-Royce et Land Rover. En 1963, la première Ford anglaise reproduite par Norev fut l’Anglia, suivie de près par la Consul Classic 315. Un an après, ce fut au tour de la nouvelle Cortina, version 2 portes. Phares cristal, suspensions, portes ouvrantes : la miniature s’ajoutait au contingent européen des Cortina au 1/43ème. Outre Dinky-Toys GB, la Cortina fut en effet usinée par Politoys M en Italie (avec échappée soviétique sur le tard), par le fabricant tchèque Igra et par Corgi-Toys en sa version Estate Car (voir plus loin). Appliqué à reproduire toutes les Ford anglaises depuis les fifties (Prefect, Zephyr, Classic 315 Coupé Capri, Anglia, Corsair, Escort, Zodiac, Capri…), Dinky mettra la bouchées doubles avec la Cortina moulant la Mk1 de la première série en 1963, traitée en coloris bleu-métal (no. 139), puis la MkI de la seconde série en 1964 avec sa nouvelle calandre, traitée biton vieil or/toit blanc (no. 133). C’est sur cette base que Dinky développa en 1965 la version Rallye évoquant la Lotus Cortina, nonobstant sa robe blanche et noire (no. 212). Avec sa gamme de couleurs plus étendue, Norev baignera sa Cortina dans des jaunes anis, des bleus ciel, des rouges vifs, des gris fumés, des blancs crayeux mais ne touchera plus à son moule originel. Sauf pour la version Jet-Car en métal avec ses roues filetées rapides et ses peintures métallisées- faveur ici au bronze clair et au bleu nuit. Bien des années plus tard, la Cortina de Norev fera sa réapparition chez Eligor en multipliant alors les versions (Pompiers, Police…). Plus exotiques furent les Cortina Mk1 made-in-Hong-Kong produites en plastique par Clifford ou par Roxy Toys avec moteur friction, tractant parfois des caravanes.
FORD CORTINA MkII LOTUS RALLYE. 1968. DINKY TOYS GB. No. 205
Au mitan des sixties, bien que retouchée cosmétiquement et en dépit de ses lauriers sportifs, la Cortina MkI accuse son âge. Délibérément plus moderne, la Cortina MkII sortie en 1966 se posait en rivale directe des Hillman Hunter, Triumph 1500 et Vauxhall Cresta. Radicalement différente de son aînée, la Cortina MkII était plus courte, plus large et encore plus versatile sous le capot avec ses moteurs de 1200 à 1600 cm3. Dès sa première année d’exploitation, la nouvelle Ford décrochait le titre de « voiture neuve la plus populaire d’Angleterre » et, à ce titre, coupait l’herbe sous les jantes des BMC 1100/1300. Deux ou quatre portes, break : l’offre était identique à celle de la MkI. Idem pour la version sportive, même si son palmarès aura du mal à égaler celui de la Lotus Cortina MkI.
Sur le terrain, la Lotus Cortina MkII, produite jusqu’en 1970, était propulsée par le fameux moteur Kent 1,6l. poussé à 111 ch. Ce moteur qui était celui de la Ford Anglia avait été vitaminé par Colin Chapman dans le cadre d’un échange de bons procédés, Ford concédant à Chapman ce moteur pour équiper sa Lotus Elan (1962) et le booster (1,6l/106 ch) pour faire de la Cortina une bête de rallye conduite par le pilote-star Jim Clark. The New High Powered Consul Cortina developped by Lotus. Cet argument-choc fera vendre la Lotus Cortina MkI à quelques quatre mille exemplaires entre 1963 et 1966.
Fidèle à la Cortina qu’il avait reproduite en versions MkI civiles et rallye, Dinky GB fera de même avec la MkII, ici présentée comme Cortina de luxe. Robe blanc-crème, 4 ouvrants pour la première (no.159 ) produite de 1967 à 1969 ; robe bicolore blanc/rouge pour la seconde, nomenclature « Lotus Cortina Rally Car » et accessoires rapportés (antennes, rétroviseurs, phares antibrouillard). Référencée #205, Dinky maintiendra en catalogue de 1968 à 1972 ce modèle qui se vendit mieux que la version civile, également reproduite à son échelle par Matchbox.
FORD CORTINA GXL. 1970. CORGI-TOYS. No. 313
À la charnière des années 1960 et 1970, la Ford Motor Company anglaise s’apprête à fusionner avec la Ford Werke allemande. Les Ford Escort et Capri et le fourgon Transit participent déjà de cette fusion qui sera officiellement actée quelques années plus tard pour devenir Ford Europe. En attendant, Ford GB continuer de produire ses propres voitures dont la plupart peinent à se vendre. Ainsi de la doublette Zodiac/Zephyr, encombrant haut-de-gamme au style pataud. En dépit de sa popularité, la Cortina MkII de 1967 réclame une remplaçante. Ce sera la Cortina MkIII de 1970, quasi jumelle de la nouvelle Ford Taunus allemande mais dont elle se démarque par sa ligne en bouteille de Coca, sa proue et sa poupe. Pénalisée par les grèves de 1970 qui paralysent les usines de Dagenham, son lancement en sera d’autant retardé. Proposée en multiples versions moteur et finitions, son haut-de-gamme était coiffée par la Cortina GXL Ghia -le carrossier italien sera racheté à 100% par Ford en 1973. C’est ce modèle en version 2 portes que Corgi-Toys choisira de réduire au 1/43ème tandis que l’Allemand Gama s’occupait de la Taunus XL et aussi des Granada coupé et berline. Corgi était également occupé cette même année à commercialiser les Ford Capri Rallye Roger Clark et 3l. V6. Retour à la Cortina : à son habitude, Corgi y injectera une caution sportive en dotant sa miniature d’une figurine du célèbre pilote et champion Graham Hill, dont la signature adorne également la boîte. Livrée bicolore (bleu-vert métal, moutarde, rouge métal, bronze métal) avec pavillon noir mat imitant le vinyle faux cuir des vraies, la Cortina GXL de Corgi arborait quatre phares diamantés, des portes ouvrantes et des roues rapides Whizzwheels. Elle sera retirée de production en 1973, après que la vraie fut restylée. Les Cortina qui suivront -MK IV (1976-1979), MkV (1979-1982) n’intéresseront pas grand monde. Seul Matchbox se coltinera la Cortina MkIV….
FORD CORTINA MKI ESTATE CAR. 1966. CORGI-TOYS. No.440
L’année 1966 fut pour Corgi Toys un exercice faste. Entre autres nouveautés, de plus en plus sophistiquées, voire gadgétisées, le fabricant frappa fort avec la Batmobile, l’Oldsmobile Toronado, la Sunbeam IMP Monte- Carlo, le coupé Chapron Citroën DS Le Dandy, l’Oldsmobile Super 88 The Man from the UNCLE (Des agents très spéciaux) ou encore la Ford Cortina MkI Estate Car, choix audacieux et décalé mais propre à l’esprit Corgi. Ce break n’avait rien d’une fantaisie de carrossier : dès le début de carrière de la Cortina, proposée en 2 ou 4 portes, Ford en avait extrapolé un break -Estate Car en anglais, tout autant familial. Avec ses panneaux latéraux en faux bois (du pur plastoc) et son attirail sportif -figurine, sac de golf, cette miniature était alors vendue dans une boite-display illustrée en carton. Un an durant, elle sera proposée dans une seule couleur : bleu nuit métal. Fin 1967, elle passera au rouge en troquant son diorama pour une boite-étui carton basique. « Dégolfisée », elle changea aussi de référence (no. 491). Hayon arrière ouvrant, phares diamantés, suspensions : la Cortina Estate Car fut un best-seller pour Corgi. Une fois retiré du catalogue, le modèle s’envolera pour Hong-Kong, reproduit en plastique et vendu sous blister en divers coloris par Playtime Fun.
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