CIRCUITS IMPRIMÉS

Pour NoĂ«l, je veux « mon » circuit 24 ! Si je ne l’ai pas criĂ© dix fois, je ne l’ai jamais criĂ©. Et je ne l’ai jamais eu. Mon parrain avait prĂ©fĂ©rĂ© m’offrir la Winchester de Steve Mac Queen alias Josh Randall dans le feuilleton Au nom de la loi -rien Ă  carrer ; ma marraine, une boĂźte de peintures Lefranc-Bourgeois que j’ai rangĂ©e au fond d’une armoire en soupirant de rage ; mon oncle Coco un Concorde tĂ©lĂ©guidĂ© qui est arrivĂ© le nez pĂ©tĂ© et mon autre tonton Édouard, un kart qui est restĂ© coincĂ© dans la cave. En vrai, il l’avait testĂ© avant et comme il Ă©tait dĂ©jĂ  en surpoids, il en avait fait un CĂ©sar aplati. Tintin macache, le circuit 24.

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5 SUR 5

Au dĂ©but des annĂ©es 1970, le parc automobile français n’était pas aussi segmentĂ© en matiĂšre de typologies comme il le sera dix ans plus tard. Exceptions faites de la Renault R16 et de la Simca 1100 avec leur coffre-hayon, l’Hexagone roulait en berlines classiques tri-corps (et tricot de peau en Ă©tĂ©), plus ou moins routiĂšres, plus ou moins statutaires.

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VACHE DE CENTENAIRE!

Lorsqu’en 2005, le Dr. Agatson publia The Miami Diet, ouvrage auquel Bill Clinton, jeune retraitĂ© empĂątĂ©, prĂȘtait alors son soutien mĂ©diatique, au menu des aliments encouragĂ©s figurait The Laughing Caw. En googlangue : La Vache qui Rit. Un joli pied de museau au haro hystĂ©ro sur la French Food en pleine crise irakienne. Et un succĂšs meuh-meuh pour la fromagerie Bel. VĂȘlĂ©e le 16 avril 1921 Ă  Lons-le-Saunier sous label ‘fromage moderne’, la Vache qui Rit doit ses 99% d’indice de reconnaissance internationale Ă  LĂ©on Bel, affineur de comtĂ©s de son Ă©tat et un brin embarrassĂ© par les tas de meules pas encore AOC lui restant sur les bras aprĂšs la Grande Guerre. Solution : faire fondre tout ce fromage pour en crĂ©er un autre.

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PHARES ET BALISES

Au dĂ©part Ă©taient les lanternes en laiton rutilantes hĂ©ritĂ©es du monde hippomobile. FixĂ©s Ă  l’extĂ©rieur et Ă  des hauteurs diverses, ces appareils d’éclairage Ă  l’utilitĂ© sinon dĂ©corative, tout du moins Ă  faible portĂ©e,  Ă©quiperont dĂšs la fin du XIXĂšme siĂšcle les premiĂšres automobiles BollĂ©e, Jeantaud, Panhard-Levassor, VallĂ©e, Renault, Georges-Richard et autres Serpollet. À lanterne, Ă©clairage de lanterne : bougie ou huile (ou acĂ©tylĂšne). AllumĂ©es Ă  la main et parfois rĂ©glables en hauteur par mollette, au fur et Ă  mesure que la bougie se consumait -so pratique !. VisibilitĂ© maximale : 2 mĂštres. 

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CASSE COU MAIS TOUJOURS VAILLANT

Dessinateur et scĂ©nariste culte, pĂšre de Michel Vaillant et dernier monstre sacrĂ© de l’ñge d’or de la bĂ©dĂ©, le vĂ©nĂ©rable Jean Graton s’est Ă©teint Ă  Bruxelles le 21 janvier 2021 Ă  l’ñge de 97 ans. Nantais d’origine, son pĂšre dirigeait un club de moto. Ce sera son premier dessin. MontĂ© Ă  Bruxelles Ă  la fin des annĂ©es 1940, le voici touchant chez Spirou aux Belles histoires de l’oncle Paul. Quelques saisons plus tard, Graton dĂ©boule au Journal de Tintin oĂč, en 1953, il publie un rĂ©cit, intitulĂ© La premiĂšre ronde qui a pour cadre le Grand Prix de Belgique F1 sur le circuit de Spa-Francorchamps. L’histoire plaĂźt aux jeunes lecteurs et le journal aiguillonne habilement son auteur vers la crĂ©ation d’un personnage de pilote, indispensable. Ainsi naquit Michel Vaillant, brun, carrĂ©, viril, fort, courageux, loyal avec accroche-cƓur sur le front.

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