Conifère à feuilles persistantes –les aiguilles, le sapin, roi des forêts, est, en sa variété d’espèce vosgienne, la plus répandue en Europe. Ce qui explique qu’il fut choisi au XIème siècle pour symboliser ce que l’on appelait alors l’Arbre du Paradis. Décoré de pommes rouges –Adam & Ève avec pépins bibliques inclus, cet arbre votif faisait partie de la symbolisation médiévale des Mystères qui, en 1677, seront interdits pour excès de paganisme, l’Église préférant cantiques et pastorales.
C’est annoncé, mais pas officiel, et si les conditions sanitaires sont favorables, et si le Mont Blanc ne fond pas: les stations de sports d’hiver pourront rouvrir le 7 janvier 2021. Juste le lendemain de l’Épiphanie. Ou comment court-circuiter les vacances scolaires de fin d’année en empêchant familles et zenfants de venir skier, puisque ce sera la rentrée. Il restera toujours février mais rien n’est gagné. Et jusqu’en Andorre où le co-prince -c’est Emmanuel Macron-, a fait les gros yeux pour qu’on regarde la neige de loin dans la principauté. Gageons que l’exécutif, formé à surpasser Kafka et faire passer Ubu pour Bécassine, trouvera alors d’autres ficelles restrictives à tirer.
La question n’est plus y aura-t-il de la neige à Noël ?, mais y aura-t-il des skieurs sur la neige ?. Jean Castex ayant prohibé la remise en marche des remontées mécaniques, la covidie ambiante condamne la montagne à être regardée de loin. Préférer la luge, les raquettes et les après-skis en poulain entre deux chocolats brûlants, trois gaufres-crème de marrons, cinq vins brûlés et dix grains de caviar : cette année, le Mont-Blanc restera dans les assiettes à dessert. Et le Canigou dans la gamelle de Médor. Une première, cruelle, dans l’histoire des sports d’hiver, pratique saisonnière popularisée pendant les Trente Glorieuses sous l’égide de l’État dans le cadre du fameux Plan Neige, lancé en 1964 et fini dans la poudreuse à la fin des années soixante-dix.
Sa disparition, survenue en plein été, quand la France en vacances estompait le trauma du premier confinement, s’est inscrite au carnet noir avec une infinie tristesse. Lui qui avait tant dessiné l’insouciance nous semblait immortel, sans âge. La magie du papier, du dessin, de l’insolence, aussi. Edmond Kirazian, plus connu sous le nom de Kiraz, était âgé de 97 ans. Ou presque. Car né un 25 août 1923, il est mort le 11 août 2020. Voilà quelques années, en 2008, le Musée Carnavalet lui avait consacré une délicieuse rétrospective estivale, exposant 230 de ses dessins et gouaches –choisis parmi 15.000 œuvres, dont ses célébrissimes Parisiennes. Ce Kiraz-au-musée aura alors figuré dans le peloton de tête des expositions les plus visitées.
Dès l’annonce tonitruante du décès de Diego Maradona, les gazettes et sites auto en ligne se sont empressés de broder autour des tutures ayant appartenu au dieu du foot, depuis ses débuts jusqu’à ses derniers crampons. Si les conditions contractuelles exigées par le champion stipulaient, où qu’il aille, la fourniture d’un garage pour ses Ferrari, font partie de sa légende, si la peinture noire réclamée pour sa première Ferrari donna le hoquet aux puristes de Maranello et si l’on sait que nombre de ses ultimes bolides lui furent offerts à l’aune de ses engagements en qualité d’entraîneur ça et là, on s’amusa de découvrir que ses premières voitures relevaient du registre kéké-à-4-roues. Ainsi de sa Fiat 128 Europa acquise en 1982, de sa Renaut Fuego GTA, deux autos produites en Argentine. Ironie automobile : après avoir conduit et possédé Porsche, Ferrari, BMW, Rolls et autres Mercedes, Maradona fut conduit à sa dernière demeure à bord d’un corbillard Peugeot des plus banals. La disparition, à 60 ans, de l’Argentin le plus célèbre du monde et la mise en inventaire de son parc automobile a ouvert la voie à une autre actualité mylittlevoituresque: celle du marché automobile argentin, mais vu dans le rétroviseur.