
Rien à voir avec la rue Gama qui lavait les couleurs plus banc que Vedette, le rayon gamma était une arme mortelle fantasmée par le cinéma et la science-fiction dans les années cinquante. Fantasmée, voire, car l’arsenal existait vraiment sous forme d’une arme à énergie dirigée, vite surnommée « le rayon de la mort ». On ne va pas entrer dans le détail, mais ce « rayonnement électromagnétique très pénétrant émis lors de transitions nucléaires » amorça une flambée de récits, films, bédés, comics ou le rayon de la mort faisait ses gammes. Une fois passée cette hystérie nourrie par la guerre froide et l’invasion belliqueuse des petits hommes verts, les choses se calmeront et on pourra voir des films comme, en 1973, De l’inluence des rayons gamma sur le comportement des marguerites, réalisé par Paul Newman, avec son épouse Joanne Woodward dans le rôle principal. Sur papier-bulles, le rayon gamma cramait tout. Publié initialement en 1952 en 45 épisodes sans Spirou, Le rayon Super-Gamma, enquête de Valhardi, rencontra un succès fou.
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